Archives de l’auteur : lydieguegan

Salon Bien-être Dinan

cycle féminin, diététique, énergétique, enfants, huiles essentielles, hypnose, massages, meditation, parentalité

Bonjour,

nous voici repartis pour une nouvelle édition du salon bien-être à Dinan qui se déroulera du 26 au 28 janvier.

 

 

 

 

 

Si vous souhaitez consulter le programme, voici où cliquer : Programme des conférences – Salon Bien-être BIo Eco-habitat DINAN 2018

SI vous souhaitez une invitation gratuite, envoyez moi un mail à contact@lerendezvousdesfemmes.fr

J’aurai le plaisir de vous y rencontrer,

Bien à vous,

Lydie

 

et pour plus d’informations:

https://www.salon-bien-etre-bretagne.com/salon-bien-etre-dinan-2018

Les résultats de notre projet EMPATH

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L’association Transculture a pu jouir de retombées très encourageantes au sein de son association. Kristin Leroy, Vincent-Jean Terrienne et moi-même avons eu une action très engagée sur ce projet dans le but d’apaiser les tensions et d’oeuvrer pour la paix sociale et le bien-être familial.

L’association a commencé ce projet en novembre 2016 avec ses partenaires autrichien, anglais, et italien. La première rencontre a permis de mettre à plat les objectifs visés par l’ensemble de ces partenaires. Nous avons alors affiné le calendrier de nos futures rencontres et les actions sur l’année à venir à travailler sur ce projet ensemble.

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Les enfants préfèrent les règles aux interdits

enfants, parentalité

J’anime des ateliers pour les enfants. Ils sont en général 18 entre 8 ans et 11 ans, et l’atelier dure une heure et demi. Au début, nous sommes tous en cercle et nous partageons les bonnes nouvelles de notre journée. Il est difficile pour tous ces enfants de rester calmes et assis sur leur chaise durant ce temps. Je suis souvent obligé de répéter qu’il faut se taire et ne pas

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Sur le dos de mes ados

enfants, parentalité

 

Un témoignage lors d’un atelier parentalité, très intéressant …

Je suis X, père de 3 garçons de 7, 13 et 16 ans. Je me questionne sur leur bien-être et sur nos places dans la société. J’ai des problèmes de dos, je suis grand et un peu courbé, et quand je vois mes adolescents affalés sur le canapé, je me sens inquiet pour eux. Déjà pour l’aîné, mais maintenant c’est le cas du second aussi, je remarque qu’ils ont toujours l’air tassés, même quand ils sont debout. J’ai peur que ce soit un problème héréditaire même si pour le moment,

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Une histoire d’alimentation et de pleine conscience

enfants, parentalité

Une maman qui est venue à l’atelier pour les parents à la bibliothèque d’Evran a fait part de cette histoire.

Elle a plusieurs enfants, et a du mal à leur faire goûter de nouveaux aliments sans que cela ne soit la crise avec eux, ils rechignent, veulent toujours manger la même chose, ils s’énervent, je les force et rien ne va plus.

Lors de l’atelier de pleine conscience pour les parents, cette maman était là. Nous avons fait différents exercices et nous avons presque terminé l’heure par la méditation du raisin. A la fin de l’exercice, elle ouvre les yeux et elle nous dit, étonnée. « Alors, moi, je ne mange jamais de raisins secs, je déteste cela, mais alors là, je les ai découverts. J’ai découvert leur texture, leur saveur, j’ai vraiment fait attention à chaque détail de ce qu’est un raisin, c’est vraiment formidable. Je vais maintenant en acheter et en cuisiner pour ma famille aussi. »

Le temps est passé, et plus tard, lors d’un moment où je l’ai rencontrée, voici ce qu’elle m’a raconté.

« Bonjour, en fait, lors de cet atelier, j’ai essayé ensuite d’avoir un autre rapport avec la nourriture. J’ai déjà commencé à acheter des raisins et lorsque je les avais dans la bouche, et bien je repensais à notre atelier et à les découvrir tout simplement.

Alors, un jour que j’avais servi de la nourriture que les enfants aimaient, je me suis tentée à faire un petit test. J’ai commencé à leur parler de la nourriture qu’ils avaient dans leur assiette. Il y avait différentes chose : des céréales, des légumes et de la sauce. Je leur ai demandé tout d’abord d’où venait la nourriture qu’ils avaient dans leur assiette. Et ce que c’était. Les enfants ont nommé la nourriture, et nous nous sommes amusés à imaginer qui avait fabriqué cette nourriture. Comment était cette personne, comment elle s’était appliquée à faire pousser ces légumes, à les ramasser, si elle était contente de nous nourrir avec de la bonne nourriture. Nous l’avons remerciée. Puis, nous avons commencer à mettre un légume dans notre bouche et à le faire rouler dans celle-ci : devant, derrière, sur les côtés, afin de voir si c’était possible de sentir la texture, et si les goûts étaient différents aux différents endroits de notre bouche. Puis, nous avons mis ce légume sur nos dents, et nous avons pressé et nous avons remarqué qu’il était mou, et que la peau donnait une résistance. Et ainsi de suite avec les autres légumes et le reste de la nourriture.

Une semaine après, elle me dit qu’elle voit un de ses enfants bouger la nourriture dans bouche, elle lui demande ce qu’il fait. Il répond qu’il est en train de goûter la nourriture en pleine conscience et que ce légume était sucré devant mais pas derrière. Et la peau était molle.

« Je souris à l’intérieur de moi, dit-elle, et je me prête aussi à l’expérience avec les autres membres de la famille. »

Cela n’est pas toujours facile de manger avec goût et attention, mais parfois on y arrive et alors le repas est fait dans un esprit différent. J’ai appris aussi que lorsque l’on fait ces repas dans une attention à la nourriture et aux personnes qui l’ont préparée, alors, le repas est plus calme et j’apprends ainsi à mes enfants et à moi-même, à vivre dans l’empathie et la gratitude envers les personnes qui ont fait la nourriture, l’ambiance est différente.

MME M.

Gestion des émotions et conflits : le petit bleu parle de la formation de l’équipe pédagogique

enfants, parentalité

Bonjour,

 

et bien nous avons eu un bel article dans le journal, hier le 14 09. Le titre écrit concerne les ados mais il s’agit de tous les enfants. Petite coquille.

Je vous souhaite une belle lecture. Et une rayonnante journée!

 

Lydie

 

Se changer soi avant de changer son ado …

enfants, parentalité

Se changer soi avant de changer son ado

S. a 13 ans et aller à l’école n’est pas facile pour lui, il présente des symptômes de phobie scolaire. L’année dernière, il a passé presque un mois chez lui, et il a fallu lui proposer une adaptation de son emploi du temps pour qu’il puisse retourner un peu à l’école à mi-temps. Sa mère est préoccupée par l’état de son fils, et en supplément des consultations médicales, elle a décidé de rejoindre un groupe de parentalité pour trouver un peu d’aide. C’est en effet difficile pour elle de gérer les difficultés de son fils et de s’occuper de ses autres enfants ainsi que de son emploi à plein temps.Elle se sent dépassée et vraiment fatiguée. Quand S. arrive avec sa mauvaise humeur parce qu’il a passé une très mauvaise journée, c’est difficile pour elle de ne pas sombrer dans le désespoir ou de ne pas le secouer. Pourtant ce n’est pas la solution.

Durant les ateliers, elle comprend que les enfants grandissent en prenant les adultes comme modèles plutôt qu’en suivant leurs conseils et leur recommandations. Elle décide alors d’essayer de changer son propre comportement avec son fils.

Elle se rend compte qu’elle partage souvent avec ses enfants les mauvais moments de sa journée et sa fatigue, et qu’ainsi elle leur donne l’impression que la vie est difficile alors qu’elle sait que leur mode de vie est plutôt privilégié. Comme S. est un garçon très sensible, il a tendance à retranscrire ses difficultés et à prendre la vie du mauvais côté.

La mère de S. commence à partager chaque soir, quelques moments de sa journée qu’elle a particulièrement appréciés, ou la façon dont elle s’est sortie d’une difficulté à son travail. En faisant cela, elle donne l’habitude a ces enfants de porter leur attention sur les petits bonheurs de la vie, au lieu de focuser sur les événements déplaisants.

Dans le même temps, elle essaye d’écouter son fils avec empathie, mais sans plonger immédiatement avec lui dans la désolation, et sans lui donner immédiatement une solution pour se sortir d’affaire. Elle le laisse exprimer ses émotions, et ses préoccupations et admet qu’il peut se sentir triste ou en colère.

Après quelques semaines de ce fonctionnement, l’ambiance de la famille a changé et est devenue plus tranquille. La mère de S. espère vraiment que la nouvelle année scolaire va mieux se dérouler. Maintenant elle essaye d’être un modèle positif pour son fils, et cela s’est révélé être vraiment utile pour lui. Là est tout le pouvoir de la gratitude et de la parentalité consciente.

 

Parentalité

Des enfants, un conflit, un animateur, une pelote!

enfants, parentalité

La résolution de conflit en pelote.

Voilà un bien bel outil que j’ai pu ramener dans mon sac à dos au retour de cette belle aventure en Italie.

Qui suis-je ?

Je suis animateur – coordinateur dans une mairie de la périphérie de Rennes et je suis au contact de 540 enfants environ. Et les conflits sont fréquents, c’est pour cette raison que j’ai souhaité m’intéresser à la pleine conscience.

L’outil

Utiliser une pelote de laine pour laisser les enfants régler seuls leurs conflits.

Il s’agit simplement d’intervenir au départ du conflit en remettant aux enfants une pelote de laine enroulée.

Les enfants s’expriment tour à tour en s’adressant les uns aux autres, au sujet du conflit.

La règle étant que lorsqu’on parle, on prend un bout de la ficelle et on ne la lâche pas jusqu’à la fin du conflit. On reprend en main un bout à chaque usage de la parole.

Un enfant peut ainsi se retrouver avec 20 fois le passage de ficelle en une main.

Déroulé

Au début, j’ai utilisé cette technique dans mon bureau et cela fonctionnait bien car les enfants trouvaient l’outil amusant, la technique rigolote et innovante. Je leur permettais en plus de pouvoir choisir la couleur de leur pelote, ce qui les surprenait car en arrivant dans le bureau, ils s’attendaient plutôt à être grondé ou avoir des lignes à copier. Ensuite, il faut être adroit pour se passer la pelote quand les mains tiennent les ficelles, donc l’attention n’est plus focalisée sur le conflit mais sur la réussite, il en naît une sorte d’entraide entre les enfants qui se chahutaient.

Les enfants étaient aussi surpris car ils ne devaient pas me rendre de comptes mais s’adresser à leur camarade uniquement. Moi je leur disais que je ne les écoutais pas, que je faisais autre chose pendant ce temps. Puis à la fin, j’interviens pour reprendre chaque bout de ficelle et leur demander ce qui avait été dit ( chaque bout de ficelle représente un échange verbale ).

Je finissais pas leur demander «  est ce que votre conflit est réglé ? Est ce que chacun est satisfait ? »,

Rapidement dans cette première semaine d’expérimentation, j’ai vu naître des conflits dans la cour de récréation et j’ai vu des enfants ayant déjà utilisé la pelote dans mon bureau, venir y frapper pour la réclamer.

Et puis un midi, c’est un groupe de 5 enfants qui est venu s’emmêler les mains pendant 20 minutes, sans aide d’adulte pour régler un conflit.

Depuis, j’ai des petits comme des grands qui viennent frapper au bureau et très fiers me disent : «  Vincent, on a un conflit à régler, on n’a pas besoin de toi, t’inquiète, on va pas te déranger, on veut juste la pelote ».

Et l’équipe pédagogique ?

Je n’ai pas présenté cet outil aux animateurs, c’est un choix de ma part … Je constate qu’ils ont du mal à utiliser les outils qu’on impose, mais je vois bien qu’ils regardent cela de plus en plus prêt.

Les parents ?

Un soir, c’est une maman qui est venu se plaindre que sa fille rencontrait des problèmes de harcèlement par 2 autres garçons. Ce soir là, je n’ai pas hésité. J’ai fait venir la fille, sa maman et les 2 garçons et devant la maman, j’ai sorti une pelote. Les enfants ont réglé le problème en 10 minutes et la maman était ravie de voir la puissance d’un simple bout de laine. En fait ce n’est pas le bout de laine qui est puissant, c’est juste la place qu’on laisse à l’enfant.

Un après – midi ou deux enfants se bagarrent dans les buts de foot à cause d’une histoire de ballon. Je sors ( assez énervé j’avoue car les propos étaient vulgaires et il y avait échange de coups ), et là les 2 enfants s’arrêtent et crient «  ah non, pas la ficelle, ça va durer des heures … promis Vincent, on va régler ça tout de suite … )

Ils sont partis discuter derrière le but de foot et 3 secondes après, ils étaient redevenus amis.

Cette ficelle apaise les tensions. C’est vraiment un outil efficace.

Qu’est-ce que cet outil m’a apporté et qu’est-ce que cela a apporté aux enfants?

Cette technique me permet d’être calme au moment de la prise en charge du conflit, moment ou en général, on est pris par l’urgence du moment et on veut régler cela rapidement.

Les enfants se prennent en charge, et j’accompagne juste au positionnement des ficelles dans les mains, ce qui n’est pas toujours simple chez les petits.

En les écoutants j’ai aussi une autre approche de leur conflit : je ne juge pas sur les fait, j’entends la parole et la position de chacun, le ressenti même si il a été commis un acte grave. Je peux prendre du recul et savoir quelles sont les enjeux psychologiques du conflit en cours.

Les enfants eux apprennent à se calmer, car ils ne sont plus en, position «  d’accuser l’autre ». Ils doivent s’écouter et respecter de ne pas couper la parole pour avoir la pelote.

En général, en temps normal, ils sont impulsif et ne verbalisent que les faits «  il m’a étranglé… » et en veulent à l’autre mais ne pensent pas à pas ce qu’il y a eu avant, voir les jours précédents.