Le corps qui s’est coupé pour survivre
Beaucoup de personnes disent :
« Je ne ressens plus grand-chose dans mon corps. »
Et si ce n’était pas un problème à corriger,
mais une intelligence à honorer ?
Quand ressentir devenait trop intense,
trop dangereux,
trop envahissant,
le corps a fait ce qu’il savait faire de mieux :
il s’est mis à distance.
Il a anesthésié, ralenti, figé parfois.
Non pas par faiblesse,
mais pour continuer à vivre.
Cette coupure n’est pas une erreur.
C’est une **stratégie de survie**.
Une réponse juste dans un contexte qui ne l’était pas.
Se réapproprier son corps ne commence pas par « ressentir plus ».
Ça commence souvent par reconnaître que
ne plus ressentir a été **utile**,
nécessaire même, à un moment donné.
Alors on avance autrement.
Avec douceur.
Sans forcer les portes.
En laissant au corps le temps de comprendre
qu’aujourd’hui, peut-être,
il n’a plus besoin de se protéger de la même façon.
Et parfois, rien que cette reconnaissance
ouvre déjà un espace de retour.
Et toi, qu’est-ce que ton corps a appris à faire pour te protéger
Lydie Guegan
Accompagnante des traumas, avancer avec notre corps
www.lerendezvousdesfemmes.fr
