Quand ton corps se ferme,
qu’essaie-t-il de protéger selon toi ?
On parle souvent d’ouverture.
D’apprendre à ressentir.
De se reconnecter à son corps.
Mais on parle moins de ces moments où le corps se ferme.
Où il se contracte.
Où il s’engourdit.
Où il ne laisse plus rien passer.
Et si cette fermeture n’était pas un problème…
mais une protection ?
Lors d’expériences trop intenses — peur, violence, humiliation, solitude, imprévisibilité — le système nerveux peut être submergé.
Quand ni la fuite ni le combat ne sont possibles, le corps active une autre réponse : le figement, l’anesthésie, la dissociation.
C’est un mécanisme biologique de survie.
Automatique. Intelligent.
Le rythme cardiaque change.
La respiration se modifie.
Certaines zones du cerveau liées aux sensations et aux émotions diminuent leur activité.
Le corps réduit l’accès au ressenti pour éviter l’effondrement.
Alors plus tard, dans des contextes où le danger n’est plus là, il peut rester cette habitude de fermeture.
Comme un réflexe ancien.
Comme une armure devenue inconsciente.
Mais une armure n’est pas un défaut.
C’est une réponse.
Se reconnecter ne commence pas par forcer l’ouverture.
Cela commence par reconnaître que cette fermeture a eu une raison d’être.
Parfois, le corps ne demande pas d’être poussé.
Il demande d’être écouté.
Quand ton corps se ferme,
qu’essaie-t-il de protéger selon toi ?
Il n’y a pas de bonne réponse.
Juste une écoute possible. 🤍
Que ressens-tu dans ton corps lorsqu’il se ferme?
